L'assurance auto

Trouver une assurance auto après avoir été résilié : marche à suivre

Se faire résilier par son assureur est une situation particulièrement complexe pour un conducteur. S’il veut pouvoir utiliser son automobile, il doit impérativement continuer à être assuré. Or, la résiliation complique la recherche d’un nouvel assureur. Voici les démarches à suivre pour y arriver.

Comprendre les raisons de la résiliation

La résiliation d’une assurance auto ne résulte pas forcément d’un choix de l’assuré. Il se peut qu’elle soit à l’initiative de la compagnie d’assurances. Plusieurs raisons peuvent l’inciter à prendre ce genre de décisions : le conducteur n’a pas payé ses primes d’assurance, il a enchaîné les sinistres, son malus est très élevé, il a fait de fausses déclarations ou des fraudes, son permis a été suspendu, etc. À cause d’une ou de plusieurs de ces situations cumulées, l’assureur décide alors de rompre le contrat. Bien sûr, l’assuré est en droit de tenter une négociation s’il estime que l’action est injustifiée. Mais si celle-ci n’aboutit pas, il n’a pas d’autres choix que de trouver un nouvel assureur.

Se tourner vers les assureurs spécialisés dans les offres pour résilié

Se faire assurer à nouveau lorsqu’on s’est fait résilier par son précédent assureur est un parcours du combattant. D’abord, en termes de délai, la résiliation peut être effective dix jours après l’envoi de la notification de l’assureur sur sa décision de cesser le contrat. Étant donné que la loi exige à ce que tous les conducteurs soient couverts, il est crucial de réagir vite. La première étape consiste à réclamer le relevé d’information chez son ancien assureur. Indispensable pour dénicher un nouveau contrat, ce document contient l’historique de conduite sur les cinq dernières années. Ceci fait, il est temps d’aller trouver un assureur. L’idéal est de se tourner vers les assureurs spécialement dédiés aux malussés car en contactant des sociétés classiques, les surprimes appliquées risquent d’être pénalisantes pour le conducteur. En fonction des raisons qui ont entraîné la résiliation, elles seront majorées de 50 à 150% sur le tarif de référence. D’autres critères contribuent à une augmentation du coût des cotisations comme la puissance de l’automobile, sa valeur argus, son mode de stationnement ou encore son utilisation (usage privé, professionnel ou les deux), etc.

Un conseil : passer par les services d’un comparateur en ligne est vivement recommandé pour mettre la main sur une couverture aisément. Il suffit de renseigner dans le formulaire la situation du demandeur puis d’attendre que l’outil génère des offres. Si celles qui sont proposées ne lui conviennent pas, il a comme autre recours de faire appel à un courtier qui joue l’intermédiaire en lui et les assureurs. Grâce à son réseau de partenaires, son expertise et sa connaissance du marché, il réussira à décrocher un contrat assorti de prix et de conditions raisonnables.

Solliciter l’aide du Bureau Central de Tarification

Si malgré toutes ses tentatives, l’automobiliste n’a pas réussi à trouver un assureur, il lui reste une dernière alternative : passer par le Bureau Central de Tarification. Lancé en 1958, le BCT a pour mission de permettre à tous les citoyens d’être titulaires d’une assurance minimum obligatoire. Il va contraindre une compagnie d’assurance à couvrir un automobiliste avec au moins, une assurance de responsabilité civile.

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